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Type d'acte

La donation entre vifs, vérifiée clause par clause.

La donation entre vifs transmet un bien de son vivant, à titre gratuit. Le don d'un immeuble doit être fait par acte notarié, sous peine de nullité absolue (art. 1824 C.c.Q.). NotarIA confronte chaque projet de donation au droit québécois — forme, capacité, réserves — et cite ses constats ; le notaire tranche.

Équipe NotarIA · 19 juillet 2026 · 6 min

L'essentiel

La donation entre vifs est le contrat par lequel une personne, le donateur, transmet de son vivant un bien à une autre, le donataire, à titre gratuit. Lorsque le bien est un immeuble, la loi exige la forme notariée, sous peine de nullité absolue (art. 1824 C.c.Q.) ; la publication au registre foncier rend ensuite le droit opposable aux tiers.

La donation n'est pas toujours écrite noir sur blanc : une vente à prix très inférieur peut cacher une donation déguisée, et un avantage consenti de façon détournée — payer pour autrui, par exemple — peut s'analyser en donation indirecte. Le donateur peut aussi transmettre tout en gardant l'usage du bien, par une réserve d'usufruit. Ces concepts se déclinent selon le dossier ; le notaire en mesure les conséquences civiles et, en général, fiscales.

Les points de vigilance

Cinq sujets qui reviennent dans presque chaque dossier.

La forme notariée

Pour un immeuble, la forme authentique est une condition de validité (art. 1824 C.c.Q.), pas une simple précaution : un don sous seing privé s'expose à la nullité absolue.

La capacité et le consentement

Le donateur doit être en mesure de consentir valablement ; dans les dossiers sensibles, le notaire documente la capacité et l'absence de pression.

La réserve d'usufruit

Donner la nue-propriété en gardant l'usufruit permet de transmettre tout en conservant l'usage ou les revenus du bien ; la clause se rédige avec soin.

Donations déguisée et indirecte

Une vente à vil prix ou un avantage détourné peut être requalifié ; la qualification change les règles applicables, notamment la forme et la preuve.

La publicité des droits

La donation d'un immeuble se publie au registre foncier pour être opposable aux tiers (Loi sur la publicité des droits, RLRQ c. P-2.2) ; une omission peut compliquer un examen de titres ultérieur.

Ce que le copilote vérifie

Le copilote relit le projet comme un pair vigilant, avant la signature.

Clauses manquantes par type d'acte

Le projet est confronté aux exigences du type « donation » — qualification, réserves, charges du don — et les omissions sont signalées.

Références périmées

Les articles abrogés ou remplacés cités dans l'acte sont repérés, avec la référence à jour.

Incohérences

Écarts entre la qualification déclarée (vente ou donation) et les clauses rédigées, ou entre les pièces du dossier, signalés à revoir.

Un constat cité — le notaire tranche

Chaque constat est cité à sa source et classé par sévérité ; le notaire confirme, rejette ou finalise. Jamais l'IA.

Questions fréquentes

Une donation d'immeuble peut-elle se faire sans notaire ?

Non : le don d'un immeuble doit être reçu en la forme notariée, sous peine de nullité absolue (art. 1824 C.c.Q.). Le notaire en assure aussi la publication au registre foncier.

Qu'est-ce qu'une donation déguisée ?

Une donation cachée dans un autre contrat — par exemple une vente à un prix très inférieur à la valeur réelle. La requalification a des conséquences civiles et, en général, fiscales ; le notaire qualifie l'opération selon le dossier.

Peut-on donner tout en gardant l'usage du bien ?

Oui, par une réserve d'usufruit : le donateur transmet la nue-propriété et conserve l'usage ou les revenus. C'est une clause technique dont les effets varient selon le dossier — votre notaire la calibrera.

Des donations sans mauvaise surprise.

Demandez une démonstration : le copilote relit vos projets de donation avant la signature.

Assistant — ne constitue pas un avis juridique. Le notaire valide, signe et tranche chaque acte.

Donation entre vifs au Québec : l'essentiel | NotarIA